1/ LE 23 NOVEMBRE, TOUTES ET TOUS DANS LA RUE !
Alors que le coût de la vie ne cesse d’augmenter, le
gouvernement Arizona poursuit ses attaques contre les travailleuses et
travailleurs, les pensions, la sécurité sociale et les services publics. Dans
nos hôpitaux, nous subissons déjà les conséquences du sous-financement, du
manque de personnel et de la dégradation de nos conditions de travail. Nous
refusons que les économies budgétaires se fassent une fois de plus sur notre
dos et sur celui des patients ! D'autres choix sont possibles : faire
contribuer davantage les grandes fortunes et les revenus du capital, lutter
contre la fraude fiscale et investir massivement dans les services publics, la
santé et la protection sociale.
Le 23 novembre, la CGSP appelle l'ensemble des travailleuses
et travailleurs du CHU Brugmann à rejoindre la grande mobilisation à Bruxelles
! Aux côtés des syndicats, des associations et de nombreux mouvements citoyens,
faisons entendre notre colère et nos revendications. Défendre nos salaires, nos
pensions, nos conditions de travail et notre hôpital public, c'est défendre un
modèle de société fondé sur la solidarité et la justice sociale. Ne laissons
pas le gouvernement décider seul de notre avenir. Mobilisons-nous
massivement le 23 novembre !
2/ GRANDE ENQUÊTE SUR LE MANAGEMENT DANS NOS INSTITUTIONS !
Cliquez ici pour participer à l’enquête !!!
Comme représentant.e.s syndicaux.ales dans nos institutions
publiques, nous tirons le constat d’une détérioration importante du bien-être
au travail. Les raisons peuvent être diverses : sous-effectif, surcharge de
travail, désorganisation, pression, communication défaillante, relations
toxiques, épuisement…
Un sujet que nous retrouvons clairement au quotidien dans
notre vécu ou lors de discussions avec nos collègues, c’est le type de
management développé ces dernières années sur nos lieux de travail. Le
management et l’organisation du travail ne sont pas sans conséquences. Ils
peuvent protéger les travailleurs… ou les abîmer.
Comment le type de management influence la santé des
travailleurs.ses et les facteurs de risques psychosociaux ? Quelles prises en
compte de la santé au travail (et de l’humain) par les managers ? Quelles
stratégies pour améliorer la santé et le bien-être des travailleurs.ses
? Voilà les questions que nous trouvons urgentes à nous poser !
A l’heure où l’on constate plus de 200.000 malades longue
durée pour causes psychosociales, la CGSP ALR Bruxelles souhaite dès lors mener
une grande enquête pour tenter d’analyser au mieux la situation actuelle sur
nos lieux de travail et ainsi formuler des revendications appropriées auprès
des employeurs, autorités politiques, instances syndicales et toute autre
instance susceptible d’améliorer le bien-être des travailleur.euse.s.
3/ CHU
BRUGMANN : APRÈS LA MOBILISATION DU 8 OCTOBRE, LE COMPTE N'Y EST PAS !
Assemblée générale en Front Commun Syndical
ce 10 novembre de 12h à 14h au PP Lambert.
Rejoignez-nous !
Le 8 octobre, nous avons fait entendre notre colère !
Le jeudi 8 octobre, près d'une centaine de travailleuses et
travailleurs se sont rassemblés devant le CHU Brugmann à l'appel de la CGSP. Cette
mobilisation faisait suite à plusieurs semaines de tensions et, surtout, à une
accumulation de problèmes que nous dénonçons depuis des mois, parfois des
années : multiplication des licenciements, procédures disciplinaires (plus que)
contestables, pressions sur les collègues malades, difficultés de
réintégration, pratiques managériales problématiques, non-respect de règlements
et de protocoles, et dialogue social de plus en plus difficile.
À l'issue du rassemblement, une délégation de la CGSP a
rencontré la Présidente du Conseil d'administration, la Directrice générale et
la Directrice des ressources humaines. Nous avons pu exposer longuement les
problèmes rencontrés par le personnel et les nombreux dysfonctionnements que
nous constatons quotidiennement.
Mais qu'avons-nous obtenu ?
Trois heures de discussion, beaucoup de constats… et trop
peu de solutions ! Nous ne prétendons pas que rien n'a été proposé par la
direction. Mais il existe une différence fondamentale entre reconnaître des
difficultés, promettre de les examiner et prendre des mesures pour y mettre
fin.
Sur les principaux problèmes dénoncés, le constat reste
préoccupant.
Sur les licenciements et les procédures disciplinaires :
la direction affirme qu'il n'existe aucun plan caché de licenciement et annonce
avoir procédé à 41 licenciements en 2025, dont 6 pour faute grave. Elle
s'engage à rappeler aux responsables les procédures applicables et à
communiquer des statistiques trimestrielles.
Mais aucun engagement concret n'est pris pour mettre fin aux
pratiques que nous dénonçons : convocations au pied levé sans information
préalable suffisante, travailleur.euse.s découvrant les reproches formulés
contre eux lors d'entretiens, difficultés à préparer leur défense ou à
bénéficier d'un accompagnement syndical. Après nous avoir expliqué que chaque
licenciement était longuement réfléchi, la direction maintient par ailleurs sa
position dans un dossier particulièrement contesté.
Sur la « gestion de l'absentéisme » : nous
avons dénoncé une politique qui a une tendance à transformer la maladie en
faute et les entretiens de prévention en instruments de contrôle. Malgré nos
exemples de dysfonctionnements déjà à l’œuvre, la direction propose de
poursuivre la mise au point des documents et d'évaluer la politique après six à
neuf mois. Mais où sont les mesures concrètes pour prévenir les maladies
professionnelles, réduire la surcharge de travail et agir sur les causes de
l'absentéisme ? Malheureusement, elles ne sont pas là !
Sur les accidents du travail : nous avons dénoncé les
refus de reconnaissance et les décisions de consolidation contestées, qui
peuvent entraîner des conséquences financières et humaines considérables pour
les collègues concernés. La direction annonce de nouveaux rapports statistiques
et une analyse complémentaire mais aucune mesure immédiate n'est annoncée pour
répondre aux situations problématiques que nous avons soulevées.
Sur les réintégrations et les retours au travail : la
direction reconnaît certaines difficultés : délais importants, procédures
complexes, recherche tardive de postes adaptés. Elle s'engage à clarifier les
pratiques. En attendant, des collègues médicalement aptes à reprendre leur
travail continuent de rencontrer des obstacles (quasi insurmontables) pour
retrouver une place dans notre institution.
Sur le respect des règlements et des protocoles : la
direction reconnaît elle-même que leur connaissance et leur application ne sont
pas homogènes. Elle évoque notamment des outils vétustes, des archives
manquantes et des problèmes de gestion accumulés depuis dix ans ! Un projet de
support didactique est envisagé dans les six mois.
Nous parlons pourtant de droits qui existent déjà :
protection de la maternité, temps d'habillage, congés, droits syndicaux et
application des protocoles sociaux. Faut-il réellement attendre six mois et
la création d'un nouveau manuel pour que les droits du personnel soient
respectés ?
Enfin, sur le management et le bien-être au travail :
alors que nous avons dénoncé des situations de souffrance, des tensions
persistantes et des pratiques de contrôle excessives, la direction répond
notamment que le nombre d'interventions psychosociales formelles n'est pas
supérieur à celui d'autres institutions. Une comparaison statistique ne règle
pourtant aucune situation de souffrance au travail ! Sur ce sujet, nous
estimons n’avoir pas été entendu.e.s et c’est malheureux quand on sait que la
direction est au courant depuis de longues années de dysfonctionnements graves
et récurrents.
Un dialogue social à reconstruire…
La direction reconnaît également les difficultés de
fonctionnement de la concertation sociale : dossiers reportés, absence de suivi
suffisant, problèmes de traçabilité et accumulation de questions sans réponse. Elle
propose, à nouveau (c’était déjà un engagement qui n’a pas été tenu), des
réunions mensuelles entre les RH et la CGSP, un mécanisme pour traiter les
urgences et des comptes rendus plus systématiques.
Très bien, nous sommes preneurs mais soyons clairs, une
réunion supplémentaire n'a de sens que si elle permet de résoudre les problèmes !
Le dialogue social ne peut pas se résumer à multiplier les réunions pendant que
les situations dénoncées perdurent.
Et les événements qui ont suivi notre mobilisation ne sont
pas de nature à nous rassurer. À la suite du reportage diffusé par BX1, la DRH
a adressé un courriel à notre organisation pour contester les propos tenus par notre
secrétaire régionale au sujet de certains comportements au sein des ressources
humaines dans le cadre des licenciements en cours.
Plus inquiétant encore, elle annonce qu'elle ne permettra
plus à ses collaborateurs d'échanger avec la CGSP tant que notre organisation
n'aura pas présenté des excuses et pris certains engagements. Elle évoque
également la possibilité d'autres réactions en cas de nouvelles critiques. Voilà
une conception pour le moins particulière du dialogue social !
Soyons clairs : nous respectons les collègues des ressources
humaines, comme tous les autres travailleur.euse.ss de l'hôpital. Nous l’avons
montré à plusieurs reprises ces dernières années et nous sommes convaincus que
la majorité des collègues des RH en sont d’ailleurs bien conscients.
La DRH invoque, elle, la sécurité psychologique de ses
équipes. Nous partageons évidemment cette préoccupation. Mais nous aimerions
que la même attention soit accordée aux collègues confrontés à des procédures
disciplinaires, à des licenciements, à des pressions lorsqu'ils sont malades ou
à des situations de souffrance au travail ! La sécurité psychologique
ne peut pas être à géométrie variable. Et le respect du personnel ne peut pas
s'arrêter aux portes de la direction.
La CGSP demande une conciliation sociale !
Face à l'insuffisance des réponses apportées, à l'absence
d'engagements immédiats sur plusieurs de nos revendications et à la nouvelle
dégradation du dialogue social, nous avons décidé de demander une conciliation
sociale.
Nous voulons que les problèmes dénoncés soient enfin traités
sérieusement, que les droits du personnel soient respectés et que des
engagements précis, vérifiables et assortis d'échéances soient pris. Une
nouvelle rencontre avec la direction est prévue le 7 janvier 2027. Mais nous
n'avons pas l'intention d'attendre janvier pour défendre nos collègues !
Les travailleur.euse.s ont déjà suffisamment attendu.
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU PERSONNEL – MARDI 10 NOVEMBRE
La mobilisation du 8 octobre était une première étape. Elle
a permis de montrer que le mécontentement est réel et que les travailleurs ne
sont pas disposés à accepter indéfiniment la dégradation de leurs conditions de
travail. Nous voulons maintenant décider collectivement de la suite.
C'est pourquoi la CGSP organise une ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU
PERSONNEL LE MARDI 10 NOVEMBRE 2026 à 12h au PP Lambert
Nous y présenterons le bilan de notre rencontre avec la
direction, les engagements obtenus, les problèmes toujours sans réponse et
l'état de nos démarches de conciliation sociale.
Parce qu'un hôpital public ne peut pas fonctionner
durablement sur l'épuisement et la peur de son personnel.
Et parce que nous refusons que celles et ceux qui font vivre
quotidiennement le CHU Brugmann soient considérés comme de simples variables
d'ajustement. Rejoins-nous !
La délégation CGSP du CHU Brugmann
5/ Primes syndicales :
Il devient urgent de nous communiquer votre formulaire de prime syndicale (en PDF scanné). Les derniers payements auront lieu début décembre. Si vous n'avez pas encore communiqué votre prime ou si vous n'avez pas reçu votre formulaire, contactez nous au plus vite via cgspacodbrugmann@gmail.com ou au 0486607336.
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